Critique : Curse Of Chucky


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Curse Of Chucky ou une critique exceptionnelle d’un amoureux de la série.

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Chucky a pris 10kg pour l’affiche !

Charles Lee Ray, est un assassin sanguinaire, dépourvu de toute compassion et adepte du vaudou à ses heures perdues.
Il aime faire dans le sinistre et le grandiose. Le meurtre, c’est son passe-temps. Jusqu’au jour où , pourchassé par un policier et gravement blessé, il trouve refuge dans un magasin de jouets et transfert son âme dans le corps d’une poupée très en vogue à l’époque, le Good Guy.
La suite vous la connaissez certainement, Chucky est emprisonné dans la poupée et doit à tout prix trouver un corps afin de transférer de nouveau son âme s’il ne veut pas passer le reste de sa vie dans un morceau de plastique.
S’ensuit : meurtres, fuites, massacres, sexe et bébé.

Alors oui dit comme ça, on sent que ça a merdé sur la fin… Il faut croire que c’est celle-là la vraie malédiction. Celle qui impose à cinéma d’horreur  d’être niais, mal joué, boobs oriented et gore sans raison valable, dans le simple but de faire bander les ados pré-pubères et assouvir leur penchant violant entre deux parties de Call Of Duty.

Quoi qu’il en soit, je fais de toute façon l’impasse sur les deux derniers Chucky qui ne sont à mon humble avis que des suites faites pour amasser un peu d’argent à partir d’une licence ô combien chère à beaucoup de personnes de mon âge (il faut bien manger, je peux le comprendre).
Exit donc les pseudos histoires d’amour, et l’éducation d’un gosse qui est une honte pour tout ce que représente son père. Aujourd’hui on va parler du vrai Chucky, le sanguinaire, le pince-sans-rire, le dramaturge, le génie.

Comme tout amateur de films d’horreur qui se respecte, j’ai hurlé de joie (et aussi croisé les doigts en espérant ne pas avoir affaire à un 3ème navet) en apprenant qu’une suite à Chucky allait être tournée. Tout d’abord prévue pour être un remake, Curse Of Chucky se contentera d’être une séquelle en essayant de corriger les erreurs du passé.
Don Mancini, le Grand que j’l’appelle, revient ici non seulement en tant que scénariste, mais aussi en tant que réalisateur. Cette fois-ci, c’est Son film, Son bébé. Et croyez-moi, on peut lui pardonner les deux derniers épisodes !

Synopsis à trois francs six sous : Chucky arrive soigneusement emballé dans un colis, dans un manoir, dans une forêt, chez une mère et sa fille paraplégique. L’émetteur étant inconnu et la mère pensant à une blague de mauvais goût, elle s’empresse de jeter la poupée à la poubelle et est retrouvée morte dans la nuit par sa fille handicapée qui doit affronter dès le lendemain : sa sœur irritante, son beau-frère beau-gosse, sa nièce débile profonde, la nounou clichée blonde et bien gaulée et un prêtre qui… et un prêtre !

Jusque-là je suis d’accord, on se rapproche d’un slasher classique, on sait que tout le monde va finir les tripes à l’air sauf l’héroïne qui va tuer Chucky pour … Ah oui, la sixième fois quand même… et on pense la retrouver dans l’épisode sept « Revenge Of Chucky ».

Mais détrompez-vous ! Si tout le monde meurt bel et bien, la fin est très loin d’être comme vous l’imaginez ! En fait si vous avez aimé les trois premiers épisodes, celui-ci va vous réconcilier avec la série.
L’histoire y est expliquée au fil du film et non dès le début comme ça a toujours été le cas précédemment avec la reconstruction de la poupée et la quête de Chucky pour trouver un corps. D’ailleurs, à moins d’avoir l’œil fin et de remarquer quelques détails (ou connaître la saga Chucky par cœur), vous passerez à côté de quelques indices révélant l’intrigue bien avant de les avoir vraiment sous les yeux en milieu de film !
Mais pas de spoil ici. Contentons-nous du strict minimum. Don Mancini en a fini des suites sans queue ni tête, très drôles par moment, mais beaucoup trop cheap pour donner de la profondeur à son personnage principal.
Cependant, il m’est difficile de vous expliquer un minimum le film sans le spoiler… Disons simplement qu’il essaie de mettre les points sur les « i » et qu’il s’inscrit dans la digne lignée de ses trois premiers prédécesseurs.

Il est bon de noter que Brad Dourif a repris son rôle de Charles Lee Ray et donc de la voix de la poupée (Chucky sans le ricanement si distinctif de Brad, ce n’est pas Chucky) – en tout cas en VO, la VF de la version américaine est doublée en québécois, donc particulièrement horrible – et que l’héroïne du film n’est autre que sa fille, Fiona Dourif, somptueuse actrice que vous aurez pu apercevoir dans les séries True Blood et Deadwood entre autres.

Techniquement, le film est bien mené. Pas de faux raccords, à première vue, et  les effets spéciaux sont très réussis, on ne tape pas dans la série B.

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La CGI n’est vraiment pas dégueulasse !

Chucky est toujours animé en animatronique sauf sur certains plans où il apparaît en CGI (tout à fait crédible soit dit en passant !)
Enfin l’ambiance est là. On sent qu’en plus de vouloir faire plaisir aux fans, Don s’est appliqué à écrire un scénario digne de ce nom, avec des surprises, des twists et une atmosphère générale proche de Chucky premier du nom.

Malheureusement, à force de vouloir jouer sur la surprise ou le twist, on crée des choses aberrantes. Et le film n’est pas épargné par les incohérences scénaristiques et visuelles. En effet, là où le film donne un parfait alibi à Chucky pour se retrouver chez l’autre paraplégique, l’histoire racontée autour devient ridicule si on cherche la petite bête. Même si le plaisir de voir Brad Dourif dans un flashback est jouissif, il faut avouer que ça dénature toute la psychologie et la personnalité du tueur lorsqu’il explique le but de sa venue chez la petite en fauteuil roulant. Ça ne tient pas debout (haha).
Je pourrais vous faire une liste de tout ce qui cloche, mais ça ruinerait complètement le film si vous ne l’avez pas vu…

Pour conclure, Curse Of Chucky (La malédiction de Chucky en VF) est un excellent film, renouant avec les origines de la série. Il est noir, très bien joué (mention spéciale à Fiona Dourif) et ne fait pas dans la comédie surjouée – super gore des derniers volets.

Bien sûr, il use un peu de facilités, d’explications farfelues et d’apparitions de personnages hasardeuses. Chucky en pâtit un peu, psychologiquement il paraît moins froid et imprévisible. Mais c’est une heure et demie plaisante à passer en compagnie de notre rouquin préféré, toujours aussi hilarant, vulgaire et débordant de sarcasmes.

Et pour être honnête,  ça fait toujours moins mal au cul que de regarder … La Menace Fantôme par exemple.

Sautez sur l’occasion, le film sort en direct-to-video (combo BluRay et DVD) le 8 octobre 2013 aux U.S.A. et le 1er novembre 2013 en France.
La licence « Chucky » devrait reprendre de sa superbe ! On pourrait même espérer une suite au cinéma cette fois ! Et en 3D !

PS : Regardez le générique de fin jusqu’au bout pour une petite surprise pas piquée des hannetons !

Voir le trailer :

Les comptes officiels à suivre sur Twitter : @fionadourif, @RealDonMancini, @DanielleBisutti, @brennan_elliott.

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